PR A. FEKKAK : GESTION DU TEMPS ET LE L’AGENDA POLITIQUE

0
417

GESTION DU TEMPS ET LE L’AGENDA POLITIQUE

 

Pr Abdelatif Alexandre FEKKAK, en partenariat avec Perspectives Med.                           Président de la FMDEA ( Fédération Mondiale de la Diversité des Euro-Africains), siège Bruxelles

Qu’il soit professionnel ou privé, le temps est précieux ! La gestion du temps ne s’improvise pas dans les pays industriels, la meilleure improvisation du temps est celle qui est la mieux préparée pour ne pas le perdre. Il mérite que nous le gérions au mieux avec efficacité. Cette article vous permettra avec GEM+ et perspectives Med non seulement de découvrir avec des séminaires de 2 jours bloqués, d’abord comment optimiser votre efficacité au travail, mais aussi comment profiter du temps de famille, le temps des loisirs, le temps de réflexion que vous aurez gagné.

Gérer son temps au quotidien pour gagner, en dehors du week end, le Vendredi, nécessite une sélection d’outils, une méthode pour mieux gérer son temps de travail, son temps de formation, temps social et temps de loisir. Il est indispensable d’adopter une démarche active et structurée… Et de s’y tenir parce que le temps est un capital symbolique qui n’a pas de prix, mais il a une valeur pour les pays industrialisés où le temps est démonétarisé, pour les intelligentsias. Le temps perdu est irrécupérable. Une minute de perdue n’est ni récupérable, ni stoker, encore moins épargner. Benjamin FRANKLIN disait que le « temps, c’est de l’argent ».

1/ Conception du temps des horloges culturelles à l’heure orientale

Le temps, c’est une denrée périssable. Un homme ou une femme qui a travaillé 60 ans de sa vie, a dormi déjà 20 ans, le 1/3 de sa vie en sommeil, assuré par un autre 1/3 de vie profession nelle et 1/3 de vie libre (familiale et sociale). Les 24 heures de temps de la journée sont valables pour tout le monde. L’être humain le plus riche ou le plus pauvre du monde n’en possède pas plus de temps d’une culture à une autre. Le temps ne s’improvise pour la gestion du désordre, il se gère comme un outil de management

La gestion du temps comme ressource, est une donnée universelle, égale pour tous, certainement en ‘’durée’’, certainement pas en ‘’valeur’’ et à fortiori en qualité d’organisation. C’est la qualité du management qui fait la différence des hommes, des femmes, du travail de nécessité, de la perfection et de la performance.

Les difficultés de gestion du temps sont un motif fréquent des consultations des Caoch ou des Grandes Ecoles de Management pour des séminaires sur la gestion du temps et le Team Building. Les études requièrent certains ajustements pour réussir, entre autres quant au degré d’autonomie et de discipline personnelle. Gérer le temps à consacrer au travail personnel en dehors des heures de cours est souvent ce qui constitue le plus grand défi ! D’autant plus que plusieurs participants sont aussi engagés dans d’autres responsabilités.

Une meilleure organisation du temps (de son agenda, de la planification de la production, des réunions etc…) n’apporte pas un surplus de temps, mais elle offre de multiples avantages de ne pas le gaspiller, de ne pas « tuer le temps » une affreuse expression métaphorique culturelle au Maghreb. La gestion du temps n’a pas le même sens pour tout le monde, elle prend une valeur particulière pour l’être humain parce que la vie de l’individu est limitée par la mort. Si le temps est certes vécu de façon individuelle, mais il prend une valeur culturelle dans le contexte d’un environnement sociétal.

2/ Gestion du temps est-elle une culture ou un état d’esprit ?

Dans le livre du sociologue Edward Hall dans « Au-delà de la culture » (ed Seuil). Aux USA, « un retard de 5 minutes appelle des excuses rapides, un retard de 10 minutes, des excuses circonstanciées et une explication. Au-delà, c’est une insulte ».

Dans revanche, dans les pays à horloge culturelle retardataire à l’heure orientale, si vous avez un RV a 8 h00, il faut attendre jusqu’à 9h00, si le patron n’arrive pas à 10 h00, il faudrait penser à partir à 11h00. Bref un retard de 1 h00, souvent de 2h00 h avec les embouteillage de Casablanca, et d’Alger n’est pas rare. Le temps n’est pas une chose culturelle qu’on peut épargner, gaspiller, perdre ou rattraper.

Dans le Sud Est asiatique, les managers font souvent patienter leurs invités. Dans le monde arabe, on aime bien se faire attendre. C’est une stratégie du tempo pour se faire désir. Si en Occident, l’attente est mal reçue, dans d’autres cultures, elle est jugée normale. Aujourd’hui, le vrai pouvoir, c’est la gestion du temps. Louis XIV disait déjà avec beaucoup d’humeur de l’époque « J’ai failli attendre ». La ponctualité, c’est la politesse des Rois. D’autres citations culturelles méritent expriment des aires du temps et des époques :

« Plus on dispose de temps pour faire un travail, plus ce travail prend du temps ». (Parkinson). Par contre Talleyrand disait « Quand il est urgent, il est déjà trop tard ». Faut-il rappeler le père de gestion, en l’occurrence Peter Drucker : « Le temps est le capital le plus rare, si on ne sait pas le gérer, on ne peut gérer rien d’autre ». Le paradoxe du temps c’est que rares sont ceux qui estiment en avoir suffisamment, alors que chacun dispose de sa totalité. Cette réflexion rappelle la métaphore de Ted W. Engstrom « Le temps est l’élément le plus impitoyable et le moins flexible de notre existence ». L’essentiel dans votre vie est finalement la gestion du temps et la valorisa tion des minutes travaillées que Alain Lakein exprime mieux « Maîtriser son temps, c’est gérer la qualité de sa vie ».

3/ L’art de manager la tyrannie des urgences

La Tyrannie du temps d’ordre technologique nous oblige à se poser la question pourquoi n’avons-nous plus ou jamais le temps avec la vie urbaine et moderne ? Pourtant, nous avons 700.000 heures à vivre comme une course contre la montre, bien que l’on vive en 2010 plus de 25 ans qu’en 1900, On travaille 2 fois moins et l’on se repose deux fois plus de temps et pourtant, chacun intellectuel de l’élite se plaint d’être toujours débordé par le travail. Un paradoxe technologique d’une part !.

D’autre part, Il n’y a plus d’enfance : Dès la naissance, l’éducation commence. On fait écouter au fœtus des cassettes de latin et grec, pour faire de l’enfant avant sa naissance un petit génie in utéro. On prolonge l’adolescence qui est plus précoce. L’âge de la puberté, chez les filles est passé de 13 ans à 11 ans en ½ siècle, Par contre à l’âge de 28 ans, un adolescent sur 10 au Maghreb vit encore chez ses parents urbains. Curieuse phénomène des sociétés à risque, les maternités très tardives, les femmes ont leur premier enfant à 27 ans en moyenne, (31 ans en 1990 en Europe), reprendre leur travail pour ne pas le perdre.

Le Marathon des loisirs pour le 3ème âge :- 3 fois plus de loisir que les années 1900. Le sport qui, est en progression, rajeunit, développe une civilisation du corps avec la séduction d’une forme d’images des tops modèles du mannequinat et des revues de l’exhibition des muscles et de la beauté travaillée avec l’esthétisme dans industries de cosmétiques. La T.V. devient le passe temps favori avec la mondialisation des images et des informations en temps réels et sans frontières culturelles.

Par contre, Repousser la vieillesse est un nouveau défi des biologistes et des médecins : plus on prend de l’âge, plus on est précieux. Faire le tour du monde à 75 ans, du vélo à 80 ans, ou de repasser son bac pour entrer à l’université du 3ème âge est aussi possible, que de faire du Karaté et d’avoir une ceinture noire par correspondance ou par internet. On a davantage de temps parce que l’on meurt de plus en plus tard, ce qui va peser très lourd sur les caisses de retraite, gérées par capitalisation. L’espérance de vie en Europe est de 81 ans (75 ans au Maghreb en moyenne) pour les femmes 75 ans pour les hommes contre respectivement 70 ans pour les femmes et 63 ans pour les hommes en 1950.

4/ Développement des sociétés à risque : Vitesse et précision

On travaille moins : 1650 heures en moyenne par H/an contre 3000 heures au début du siècle.39 H/ hebdomadaire, congés/payés, baisse de l’âge de la retraite, allongement de la scolarité. Tout se conjugue pour travailler moins : sur une vie de 80 ans, on a 21 ans de temps libre pour 7 ans de travail. En 1990, c’était l’inverse : 12 ans de boulot pour 6 ans de loisirs sur un total de 50 ans. Pourquoi, travaille-t-on moins ? Pour gagner du temps, la recherche de la vitesse avec précision est le lot des nouvelles sociétés à risque

L’homme moderne est capable de produire plus de richesse en temps plus réduit. En une heure de travail, il produit 30 fois plus en 1995 qu’en 1830. En 10 ans, le montage d’une voiture est réalisé en moins de temps par des robots. Plus on fabrique vite et plus on gagne du temps pour notre vie quotidienne, plus on utilise les fours à micro-ondes en quelques secondes (50% d’Européen, et 10 % au Maghreb en sont équipés selon les ventes industrielles), plus on gagne du temps parce que on gagne le temps de cuissons des heures par jour, multiplier par des années une vie. Plus on utilise des plats surgelés tout préparés (70% d’utilisateurs en Occident), et on paie les gens à notre place pour faire les tâches de ménage et de l’entretien pour gagner du temps.

La vitesse (Voiture, T.G.V., Avion, Concorde, Airbus 380) permet d’aller plus vite et plus loin. En 50 ans les transports sont devenus 25 fois plus rapides. Une agence de voyage aux USA vend le tour du monde touristique en 24 h 00 d’avion, avec des voyages pour la lune avec les pilotes cosmonautes professionnels. Faut-il rappeler aussi que développement de la communication à distance fait gagner du temps ? Le téléphone permet de joindre en quelques secondes le bout du monde. Avec les interrogeables à distance, le transfert d’appel, le fax, le portable, l’internet, on peut être contacté partout.

Les enfants vivent au rythme des générations computer et de la vidéo, des Iphone et ipode sont plus rapides dans leur réflexe que ceux de leurs parents. Au niveau du développement de la pédagogie, es professeurs qui parlent moins vite séduisent peu l’attention des étudiants et des élèves, qu’un acteur. Ils régressent et énervent la nouvelle génération parce la pédagogie est dépassée au projet des Prof-acteurs, qui offrent des cours ou des séminaires comme des spectacles, comme des ‘’one man’’ show de la pédagogie. Mieux on prend le risque de faire plusieurs choses à la fois pour gagner du temps tel que prendre un bain en écoutant la Radio, lire dans un train/ un avion, envoyer un Fax dans sa voiture par son portable, téléphoner en conduisant un véhicule, faire du jogging en écoutant de la musique avec des écouteurs baladeurs, zapping la T.V. en suivant 2 ou 3 films en suivant les informations sur écran multi écrans carrés..

Avec le Développement des satellites, on écoute les Info-direct sur des chaines satelli taires diffusées par câble et satellite, les frontières de l’espace et du temps s’estompent. On vit en même temps avec les victimes d’un bombardement en Irak, une émeute à Los Angeles, un printemps Arabe en Tunisie, au Yémen, en Algérie et l’Egypte sans oublier les remous dans pays du Golfe, en attendant la réalisation des théories de dominos dans le monde arabe, au même titre que les pays de l’Europe de l’Est qui sont devenus des pays de l’Est de l’Europe.

Au niveau du développement d’information en temps réel : On informe les auditeurs du monde entier aussi vite qu’un journaliste, le présentateur découvre les « scoops bruts» en même temps que l’auditeur». L’homme moderne dans les sociétés à risque de la mondialisation est en train de réaliser un de ses vieux rêves : le don et le développement de l’’ubiquité, c.-à-d. le fait de se trouver partout et nulle part dans le monde avec le zapping par une simple télécommande. Curieuse société ou se redéveloppe la marche urbaine rapide. A New York, à Londres, à Paris, ou à Tokyo, on marche deux fois plus vîtes que dans un village ou une banlieue dans une ville de Casablanca ou du tiers monde.

Au niveau du développement des stratégies : Ce ne sont pas ceux qui se dépêchent le plus qui gagnent davantage de temps. Rien ne sert de courir il faut partir en temps réel. La plupart des cadres ont oublié cette évidence, la qualité est le respect des délais. Au niveau développement des nouvelles maladies urbaines du Stress et maladies citadines, on vit sous pression par le stress de faire plus vite, on est stressé de ne pas être en retard. Entre le lieu de travail et le domicile, le temps du transport s’allonge. On perdre 1 h 30 à 2 h 00 en moyenne de temps par jour dans l’embouteillage de voitures qui développent des effets pervers : trop de véhicules individuelles dans les villes ont aboutit à un ralentissement inexorable de la vitesse de déplacement pour chaque citoyen.

Au Moralité de l’histoire : gigantesque perte de temps pour la collectivité. C’est la tyrannie des urgences. L’avenir, n’est pas fait ce que l’on aurait dû faire dans la logique du mouvement et de l’incertitude », mais « ce que l’on n’a pas pu faire et ce que l’on n’aurait pas dû faire en priorité». La hante et la culpabilité sont pour les cadres du Maghreb d’aujourd’hui le management crucial des priorités, des urgences et des importants. En définitive, le plus grand risque pour un manager conscient des valeurs du temps est le risque de perdre du temps en évinçant les choses urgentes au détriment des choses moins importantes. Cela ont besoin de faire un séminaire de 2 jours sou forme de PNL chez GEM+ en partenariat avec PerspectivesMed, pour gagner, en créant les mécanismes biologiques de la PNL, le Vendredi et travailler intelligemment le ‘’Lundredi’’ dans une culture à horloge biologique à l’heure orientale.

Pr Abdelatif FEKKAK, Président de GEM+ (Prépas et Masters) à Casablanca.

Publié il y a 16th July 2011 par Pr Abdelatif FEKKAK

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here